Ernest de Bavière (1781-1612)
A compter de la fin du XVI°siècle, la famille princière de Bavière fut presque systématiquement désignée par le Chapitre de Saint-Lambert pour exercer la fonction de prince-évèque de Liège. Ernest de Bavière est, avec le chanoine Martin Didden, à l'origine de la création de l'hôpital de Bavière.
Ferdinand de Bavière (1612-1650)

Ancien timbre d'acte notarié de 1650 avec le blason de Bavière/Palatinat au centre et les écus des 5 territoires de la Principauté de Liège au pourtour : en haut Bouillon, Liège et Looz, en bas Franchimont et Horn. A droite, le fameux "liard de Franchimont" avec les armoiries du marquisat, de Horn et de l'Empire, seule pièce régionale a avoir été frappée avec le titre et le blason du marquisat de Franchimont en position principale. C'est probablement cette pièce qui serait à l'origine de la légende de la frappe d'un liard dans le marquisat de Franchimont mais rien n'indique qu'elle y a été frappée, et en tout cas elle était destinée à la circulation monétaire dans toute la principauté de Liège et non uniquement du marquisat de Franchimont ou du comté de Horn.
Ci-dessous, voici les deux grosses pièces en argent de Ferdinand de Bavière : un double teston de 1612 et un daler (thaler) de 1614 :

Maximilien-Henri de Bavière (1650-1688)
Voici la série de monnaies en argent de Maximilien-Henri de Bavière :

De gauche à droite : le ducaton (1671) et l'écu (1663) également appelé "patagon", ainsi que le blason de Maximilien-Henri de Bavière (écartelé Bavière / Palatinat) dans un vitrail à la chapelle de Chèvremont, commune de Chaudfontaine (construite en 1688 par les jésuites anglais, réfugiés politiques ayant fui l'Angleterre).
Joseph-Clément de Bavière (1694-1723)

Voici un écu (patagon) de Joseph-Clément de Bavière daté de 1700
Jean-Théodore de Bavière (1744-1763)
Le règne de Jean-Théodore de Bavière entre 1744 et 1763 est le dernier de la dynastie de cette grosse famille princière allemande qui a régné plus de deux siècles sur la principauté presque sans interruption. Ce règne a donné lieu à une série monétaire complète de 3 pièces en argent et 3 pièces en cuivre.
La frappe des liards fut faite en quantités si énormes que certains Etats voisins intentèrent un procès à la principauté de Liège pour l'inflation abusive qu'elle provoqua, devant la chambre impériale de Wetzlar, tribunal suprême du Saint Empire Romain Germanique, sorte de confédération, ancêtre de l'Allemagne, dont la principauté était membre. On retrouve partout de ces liards : j'en ai retrouvé un dans la boîte à jetons de nain-jaune de mes arrières grands parents, et ceux qui pratiquent la "poële à frire" en trouvent encore dans les champs et les prairies, souvent bien oxydées, parmi les balles de mousquet !

On a de gauche à droite : le double escalin, l'escalin, la plaquette, le sol (4 liards), le double liard et le fameux liard qu'on retrouve partout.